Brexit : une opportunité de clarification ?


Notice: Undefined property: EasyBlogPost::$event in /home/ronchonp/public_html/components/com_easyblog/themes/wireframe/blogs/entry/default.php on line 91

Notice: Trying to get property of non-object in /home/ronchonp/public_html/components/com_easyblog/themes/wireframe/blogs/entry/default.php on line 91

Notice: Undefined property: EasyBlogPost::$event in /home/ronchonp/public_html/components/com_easyblog/themes/wireframe/blogs/entry/default.php on line 152

Notice: Trying to get property of non-object in /home/ronchonp/public_html/components/com_easyblog/themes/wireframe/blogs/entry/default.php on line 152
Brexit : une opportunité de clarification ?

Depuis l'adhésion du Royaume-Uni il y'a 40 ans deux conceptions s'affrontent en Europe : celle d'une fédération en cours de construction, permettant d'affronter de manière autonome les défis des autres  grands ensembles politiques et d'un monde multipolaire et celle d'une vaste zone de libre échange qui en créant des liens économiques inextricables créerait progressivement prospérité et communauté d’intérêts

L'éclatement du  bloc soviétique a entraîné un élargissement mal maîtrisé à l'Est et le non français au projet de constitution Européenne  a fait de  l'Euro une construction bancale et  inachevée.

Pourtant l'adhésion à l'UE est conçue comme un processus monolithique avec des étapes internes bureaucratiques  incompréhensibles pour un citoyen (ou un journaliste) ordinaire. Ce processus fait de la procédure d'adhésion de la Turquie un épouvantail et a conduit à accepter dans l'Euro la Grèce qui n'était manifestement pas prête.

Ajoutons à ce paysage le recours maintenant systématique pour régler les affaires courantes au Conseil Européen, au détriment des institutions prévues à cet effet, alors que ce recours aux Chefs d'Etat devait être réservé aux problèmes politiques stratégiques, et nous obtenons un galimatias incompréhensible, ouvert à toutes les manœuvres  politiciennes d'inspiration nationale voire nationaliste  et rejeté par le citoyen de base qui n'y voit aucun intérêt.

Pourtant, dés le lendemain de leur vote, les Britanniques redécouvrent tous les avantages pour leur économie du marché unique qu'ils n'ont jamais envisagé de quitter. D'autres pays ont adhéré comme le Royaume-Uni à contre cœur à l'UE pour bénéficier de l’accès à ce grand marché. Donc le premier cercle de rapprochement des pays Européens est l'  Espace Economique Européen (EEE) qui ne comprend que trois pays et aucun mécanisme de gouvernance. La situation ne serait-elle pas plus claire si la Turquie était en train de négocier son adhésion à l'EEE et non à l'UE ? Et la Grèce ne serait-elle pas mieux dans l'EEE que dans l'UE ? Pour faire fonctionner ce marché, il suffit d'un organisme de normalisation Européen non politique et d'un organe intergouvernemental léger pour réaliser les arbitrages politiques. reste à savoir si les membres de l'UE accepteraient d'être représentés collectivement par un commissaire Européen ou si ils exigeraient une représentation directe.

Ceci étant supposé acquis, le vote Britannique dans l'hystérie actuelle sur les problèmes migratoires a été beaucoup motivé semble-t-il par le refus d'une immigration de travail pauvre d'autres pays de l'UE. Il serait donc probablement souhaitable de sortir de l'EEE le problème de  la libre circulation des personnes et de le reporter dans "Schengen", un traité réglant la gestion des frontières extérieures (douanes et garde-frontières) visas et immigration, et circulation des personnes dans l'espace commun. Ce report  est d'autant plus nécessaire si on prévoit d'inclure dans l'EEE la Turquie voire la Russie ou des pays du Maghreb.

La procédure d'adhésion à l'UE pourrait alors être balisée par d'abord  une  adhésion à l'EEE suivie d'adhésions à Schengen et à l'Euro. Pour presenter sa candidature à l'UE il faudrait avoir préalablement adhéré aux trois.

Le fameux article 50 fixant  les régles du divorce, pourrait aussi être modifié pour préciser que quitter l'UE n’entraîne pas forcement de quitter Schengen, l'Euro  ou l'EEE.

Bien entendu les compétences de l'UE devraient être expressément définies et limitées et seuls les adhérents à l'UE seraient représentés au parlement  Européen et complètement soumis aux décisions collectives prises à la double majorité.

Le droit de véto national devrait être réservé à une procédure d'amendement des traités et son exercice encadré par des dispositions constitutionnelles dans chaque pays : référendum, vote du parlement ou du congrès, majorité simple ou renforcée...C'est  le seul cas qui devrait exiger une réunion du Conseil des Chefs d'Etat Européens.

Notez cet article:
0
Brexit or not Brexit ?

Notice: Undefined property: EasyBlogPost::$event in /home/ronchonp/public_html/components/com_easyblog/themes/wireframe/blogs/entry/default.php on line 237

Notice: Trying to get property of non-object in /home/ronchonp/public_html/components/com_easyblog/themes/wireframe/blogs/entry/default.php on line 237