Courage politique : un oxymore ?


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Courage politique : un oxymore ?

Mario Monti incarnait l'homme politique courageux et intègre. En quelques mois, il a remis l'Italie sur la carte du monde, : déficit structurel quasi nul, commerce extérieur excédentaire.

Sylvio Berlusconi, lui avait été poussé dehors, totalement décrédibilisé par des scandales sexuels, des postures intenables et une situation économique proche du gouffre.

Pourtant aux dernières élections, Monti fait un score marginal et Berlusconi gagne la majorité au sénat et le second plus important groupe de députés à la chambre, avec des promesses incroyables : il allait supprimer la taxe d'habitation mise en place par Monti, en payant de sa poche si nécessaire. Inutile de dire que sa fortune, certes considérable, n'y suffirait pas...

Les électeurs italiens sont ils beaucoup plus irresponsables que les Français ? Et des lors, comment reprocher aux hommes politiques français de nier la situation réelle du pays et de raconter des balivernes à longueur de discours. Et le louvoyage, méthode éprouvée pour se déplacer contre le vent est-il un défaut ou une habileté ?

Pourtant si la politique est un métier, il consiste "à rendre possible ce qui est nécessaire". Et là nous sommes loin du compte : pas de constat partagé sur la situation et donc pas de débat politique approfondi sur les solutions.

Et les médias ne font rien pour clarifier le débat : pas de"fact checking",( ce qui permet à la classe politique dans son ensemble de raconter n'importe quoi), et recours permanent aux mots valise qui évitent le débat :

  • Croissance : le retour de la croissance est une loi de la nature. Il suffit de faire le dos rond pendant l'hiver en attendant le retour inévitable du printemps.
  • Austérité : permet d’éviter d'aborder les  moyens de rééquilibrer les comptes publics. Croissance des recettes grâce à la croissance, augmentation de la pression fiscale, réduction des dépenses de fonctionnement ou réduction des dépenses d'intervention ?
  • Modèle social : Depuis Mitterrand, les cotisations sociales sont déplafonnées en France mêlant inextricablement solidarité et assurances. Quand à la gestion paritaire, si elle est probablement réelle pour les mutuelles complémentaires, c'est une absolue fiction pour tout le reste.
  • Crise : comme l'invocation de la croissance, l'emploi du mot crise induit l'idée que la situation est temporaire, paroxystique et générée par les autres. En fait les difficultés que nous rencontrons viennent du refus de mettre en œuvre les adaptations nécessaires pour prendre en compte les évolutions du Monde. Plus nous tardons, plus les conséquences sont importantes et plus les adaptations seront douloureuses. Mais une part importantes de la population (et des électeurs) est à l'abri de ces difficultés (fonctionnaires, retraités, étudiants et politiques !) et peut donc à bon droit nier la nécessité des adaptations, jusqu'à l'explosion finale !
  • Services publics : forcement préférables aux méchantes entreprises privées, qui ne pensent qu'à leurs profits. Mais cette organisation a au moins deux conséquences fâcheuses :
    • Elle crée des monopoles, donc des rentes, qui profitent en général aux employés au détriment du consommateur, de la productivité et de l'investissement.
    • Elle crée aussi des quasi fonctionnaires, augmentant le fractionnement de la société et la divergence des intérêts  de groupes sociaux trop nombreux.

Donc politiques et médias, au lieu de nous parler à longueur de journée du retour de Sarkozy, de la rivalité Coppe/Fillon ou du mariage Gay occuperaient mieux leur temps en contribuant à faire émerger un diagnostic partagé de notre situation. Après seulement les propositions de reformes deviendront audibles.

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Avons nous besoin de politiciens professionels ?

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